cie vertiges parallèles
Ana Abril

23, rue Saint-Michel - 84000 AVIGNON

06 61 21 94 78 - p.vertiges5@gmail.com

La Mémoire des Ogres

PROJET 2018/2019

CRÉATION – 2020

La Mémoire Des Ogres est programmé dans le cadre de Fest'Hiver les 29 et 31 janvier 2020 au Théâtre des Carmes André Benedetto. Avignon

Résidence au théâtre de L’Entrepôt

Cie Mises en Scène. Avignon

Du 11 au 19 décembre 2019 

Sortie de résidence le 11 mai 2019

au Théâtre des Halles Cie Alain Timar. Avignon

Résidences de création 2018/19 au Théâtre Des Carmes, André Benedetto, Avignon

Mise en scène et adaptation : Ana Abril

Avec : Marion Bajot, Mardjane Chemirani, 

Nabil Hemaïzia, Régis Rossotto

Musique/Son : Léa Lachat

Lumière : Michèle Milivojevic

Conception scénographique: Ana Abril, Sarah Barré, Michele Milivojevic

Construction Décors: Philippe Berçot

Images Photos: Eric Moulliet

 

La nécessité d’entamer cette nouvelle et deuxième création est apparu au printemps 2017, au moment où je devais partir régulièrement en Espagne pour des questions familiales importantes.

 

Suite à de forts changements dans mon entourage et dans ma vie personnelle en tant que femme, mais aussi en tant qu’individu, j’ai eu besoin d’interroger notre société et nos modes de fonctionnement, la capacité de l’être humain à développer son instinct de survie où «  la loi du plus fort » s’impose, où  les rapports de force sont au cœur de nos vies quotidiennes, où  la peur de l’autre et la crainte de l’étranger fabriquent des barrières incontournables.

 

J’ai eu envie de retracer et décortiquer l’évolution de l’être humain depuis l’enfance à l’âge adulte, de déceler nos grandes peurs, nos désirs, nos rêves.   

A ce moment là, j’ai trouvé le texte de Sandrine Roche « Des Cow-boys ». Cette écriture, dans son contenu et dans sa forme, a tout de suite résonné comme une évidence pour moi.

 

J’ai contacté Sandrine Roche, je savais que je n’allais pas monter l’intégralité de son œuvre.  Je voulais savoir si elle serait d’accord pour l’utilisation d’une partie de son texte comme matière première, comme source d’inspiration. Elle a dit oui sans aucune réserve et m’a donné carte blanche, en sachant que j’allais travailler aussi sur d'autres matières que la sienne, comme Blanche Neige  et L’année de Richard  d’Angélica Liddell, Prométhée et Roi Lear de Rodrigo Garcia, ainsi que d’autres textes d’auteurs comme Jean-Pierre Burlet, Javier Abril et Pascal Rambert...

 

EXTRAIT

Des cow-boys » S. Roche

Parce que le corps. Une fois qu’il penche. Vraiment. Une fois qu’il reste. Penché. Qu’il frôle.

Le sol.  Tu  es mort.  Si ton corps. Ne tient plus. Si ta colonne. Flanche. Si ta tête. Rampe. Lèche. Le sol. Tu es mort. Les yeux. Lorsqu’ils se baissent. Lorsqu’ils ne peuvent plus. Tenir. Devant. Voir. Devant. Regarder. En face. C’est fichu. Tu es mort. Et personne ne te redressera. Personne. Ne te soulèvera. Le caniveau. Il est pour toi. Ta tête. Tu dois. La garder. Haute. La garder haute.               

PROPOS ARTISTIQUE

 

Il est question d’héritage, d’explorer et traverser l’évolution de l’enfance à l’âge adulte, par bribes, par images, à travers quelques scènes courtes et des textes de Blanche Neige  d’A.Liddell et Mon rouge aux joues de S. Roche

 

On reviendra régulièrement dans le vif du sujet, sur le présent et le contenu du texte des Cow-boys : Un homme est dans un trou, un étranger, à l’écart au départ, et central par la suite.

On ne sait pas très bien qui il est, on vient le voir, l’interroger à tour de rôle. On lui pose des questions sans attendre la réponse.

 

Les acteurs incarnent  des personnages monstrueux et fragiles à la fois, dans une temporalité actuelle, ils traversent le plateau au moment présent. Des figures d’enfants, des rois, de couples, d’homme paumé, des politiciens affamés, quitterons leur peau pour faire un morceau de musique ou questionner le spectateur.

 

Le matériel scénographique sera partie prenante de l’évolution et de la construction de cette forme.

La musique en direct et le son sont au centre de la création.

 

Nous avons abordé le plateau autour des rapports entre corps et pouvoir, l’évolution de l’enfance à l’âge adulte et sa relation avec la sphère intime et le domaine public. Le contact avec l’inconnu et la crainte de l’étranger sont au cœur de l’histoire.

Dossier de création

Invisibles provisoires

CREATION - PRINTEMPS 2015

PIECE POUR 5 INTERPRETES

Dans cette première création, Invisibles provisoires, Ana Abril s'inspire de l'analyse de Camus sur le Mythe de Sisyphe et son éternel recommencement.

Comédienne et chanteuse, elle s'entoure pour ce projet d'une danseuse, d'une musicienne en live et de deux comédiens.

La pièce se décline en une succession de tableaux où se croisent des textes d'auteurs (J Pommerat,

R Garcia, J Rebotier, JP Burlet et J Abril) ; textes qui s'indignent, pour certains, contre la brutalité et l'absurdité des sociétés contemporaines dont le capitalisme sauvage nie toute humanité.

D'autres textes plus intimes et poétiques parlent de la peur au ventre, du vertige, des relations homme / femme.

Telles des âmes solitaires, sans domicile fixe, mais forcément en interdépendance, les personnages-interprètes agissent, font et défont, se haïssent ou s'unissent contre un. Celui-là 

même qui, par sa défiance et son arrogance, sa solitude et sa frustration, a dépassé les limites de l'inacceptable.

Le plateau est un chantier jonché de matériaux bruts - planches, sable répandu avec poussière et cailloux, palissade démontable, système de poulie qui amènent les acteurs à s'engager dans un combat avec ces éléments - reflet de l'âme humaine en morceaux mais qui ne cède pas. L'urgence et la nécessité de construire et déconstruire sans cesse pour exister, sont les bouées auxquelles se raccrochent ces personnages à la marge, vulnérables et parfois cruels.

La musique (clavier, accordéon, voix amplifiées)

et la lumière sont parties prenantes de cette atmosphère qui oscille entre noirceur et euphorie dans ce « no man's land » partagé où il faut se supporter.

La pièce évoque aussi la notion des limites et de la prise de risque. Jusqu'où va-t-on dans sa relation à l'autre, aux autres, dans sa relation à soi. Qui y a-t-il au delà du dégoût ?

Le rythme du spectacle et l'enchaînement des scènes - rangement bruyant et tourbillonnant de planches, repas, télé, chanson au micro, mise à terre du trône - donnent légèreté et humour à la pièce traduisant une pulsion urgente de vivre malgré son absurdité.

Tel un conte philosophique, la fin du spectacle pose la question de la responsabilité.

Que laissons-nous, au-delà du chaos actuel, aux générations futures ? Sommes-nous au bout de l'impasse... ou pas ?

Karine Salvan 

PROPOS ARTISTIQUE

Fiche technique

Dossier

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